la vie aux Piles en Mauricie

st jean des piles, Pierre labrecque

St Jean-des-Piles se situe à l'orée du parc national de la Mauricie, à 11 km au nord de Grand-Mère, près de Saint-Gérard-des-Laurentides, sur la rive ouest de la rivière Saint-Maurice.

Son territoire est parsemé de lacs (Houde, Solitaire, Lamarre), et de ruisseaux (Bouchard, des Piles, à Madeleine), ce qui a facilité l'implantation de l'une des industries principales qui est celle de la fabrication de barques et de canots. On peut situer autour de 1850 l'arrivée du premier contingent de pionniers, de telle sorte qu'en 1877 on pouvait procéder à la fondation de la paroisse de Saint-Jean-des-Piles, détachée de Saint-Jacques-des-Piles. Érigée tant canoniquement que civilement en 1897, elle donnera son nom au bureau de poste ouvert l'année suivante et à la municipalité de paroisse établie en 1899.

Comme Saint-Jean-des-Piles faisait face à Saint-Jacques-des-Piles, devenue depuis Grandes-Piles, et qu'elle en a été détachée, il paraissait tout naturel d'adopter le prénom de l'apôtre Jean, qui, avec Jacques le Majeur, comptaient parmi les premiers à avoir adhéré à l'enseignement de Jésus.

Grandes-Piles, érigée en municipalité en 1885, était la porte des chantiers. Été comme hiver, il y avait un va-et-vient continu d'attelages, de chalands, de barges et de canots d'écorce. Le chemin de fer mettait aussi beaucoup d'animation avec ses six trains par jour : trois montants et trois descendants. Des groupes d'hommes bruyants arrivaient, repartaient, soit pour le nord, soit pour le sud, soit en direct des villages d'en bas. Des marchandises en barriques: mélasse, fèves, pois, lard salé, farine, arrivaient à plein char. On ne s'ennuyait pas aux Piles. L'hiver, en certaines occasions, on pouvait y voir sur la glace jusqu'à deux cents chevaux en file avec un chargement de 1 250 livres par voiture.

En 1892, arrivant directement des U.S.A. où il était parti parfaire son métier de forgeron, J. Raoul Boisvert ouvrit une petite forge aux Piles avec 1,50 $ en poche. Conscient des besoins d'outils de chantier et de drave, il fondera quelques années plus tard la compagnie J. R. Boisvert Co. Ltd. Il y intéressera ses sept fils en faisant donner à chacun d'eux une formation pertinente à une industrie familiale qui bientôt va commercer, non seulement à travers sa province et son pays, mais aussi avec plusieurs états des U.S.A. et les pays scandinaves. En 1934, deux de ses fils mirent sur pied une usine complémentaire à la première : Boisvert Handle Co. pour fabriquer les manches devant s'adapter aux outils métalliques fabriqués dans la fonderie de leur père. À compter de cette date, les outils forestiers et de drave furent fabriqués entièrement à Grandes-Piles.

En 1908,Jean J. Crête qui sera surnommé « Le Roi de la Mauricie », arrive aux Piles pour succéder à son père à la tête du magasin général. Il deviendra au fil des années, le plus important fournisseur de provisions pour ceux qui travaillent dans la forêt.

Quand Marguerite Gélinas vivait aux Piles, il y avait là plusieurs magasins générals très bien fournis, des hôtels, deux scieries, un barbier à St Jacques, un coiffeur à St Jean, et bien sûr la boulangerie de son père.

 

          

    la drave sur le st maurice                   l'usine de fabrication

                                                                de manches de haches et de pipes

 

 

 

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